La Traversée de Paris en Anciennes revient dimanche 10 janvier 2016, pour une folle virée dans la capitale : organisée par Vincennes en Anciennes, la traversée réunira 700 véhicules anciens qui partiront de Vincennes pour plus de 28km dans la capitale, et mettra les femmes à l’honneur !
Dimanche 10 janvier 2016, il ne faut louper la Traversée de Paris en anciennes, l’un des rendez-vous incontournables de la capitale. Pendant toute une matinée, les rues de Paris vont s’animer au son des véhicules – voitures, bus à plateforme, motos – pour une traversée déjantée qui se terminera par une exposition sur l’esplanade du Château de Vincennes.
Au départ du Château de Vincennes, le cortège de passionnés invite petits et grands à prendre part à un spectacle inédit au coeur du patrimoine parisien dans l’un des bus à plateforme participant, ou bien dans les rues sélectionnées pour la balade : au départ de Château de Vincennes, le cortège passera Place de la Bastille, Place de la République, Basilique du Sacré-Cœur, Place de la Concorde, Place Charles de Gaulle – Etoile pour revenir au Château de Vincennes.
Une trentaine de kilomètres lors desquels les passants et amateurs pourront prendre des photos, mais aussi monter dans des autobus anciens (places limitées). Cette année, les femmes seront à l’honneur dans le cortège, avec un groupe « Elles en anciennes ».
Toutes les époques sont représentées, la Rolls côtoie la 2CV, et les bruits de moteurs nous entraînent dans une autre époque !
A partir de midi, les passionnés peuvent retrouver des voitures au Château de Vincennes pour partager leur passion pour les véhicules anciens avec les équipages et profiter de la vue pour dialoguer avec les amateurs de voitures anciennes. A cette occasion, un foulard en soie (série limitée) a été créé par Valérie LeSport et sera commercialisé au prix de 95! par la boutique de l’association.
La nostalgie est au coin de la rue, la joie et la surprise s’affichent sur les visages. La communion entre équipages et public est totale…
Infos pratiques : La Traversée de Paris Dimanche 10 janvier 2016
Lieu : départ et arrivée à l’Esplanade du Château de Vincennes,
Horaires : Traversée de Paris 8h-12h – exposition 12h-16h
Tarifs : 5€ pour une place en bus
L’occasion de fêter les 50 ans de la 912 et de rassembler les cousines & cousins flat 4 ou flat 6 aircooled pour deux jours de balade, de BBQ et de bonne humeur au bord de la mer les 19 & 20 septembre 2015
The opportunity to celebrate 50 years of the 912 and to get together aircooled flat4 & flat6 cousins for two days of ride, BBQ and good spirit on the beach on 19 and 20 September 2015
Le Monta Sunset Drive réunira les 19 et 20 septembre 2015 en un même lieu tous les amoureux de la Porsche 912, dans le cadre magnifique de la plage de Montalivet-les-bains.
Initiée par le 912Club et L’hôtel Océan 2, cette première édition sera l’occasion de fêter les 50 ans du modèle (1965-2015). Un rassemblement qui se veut européen puisque les clubs Porsche 912 néerlandais, allemands et anglais ont déjà répondu présent.
Au programme un week-end festif et convivial dans le Médoc, riche de rencontres et d’échanges entre passionnés de mécaniques anciennes. Une exposition d’art mélangeant l’autombile et le surf vous permettera de découvrir le travail d’artisans et d’artistes. C’est également l’occasion, au travers d’une promenade le long de la Gironde, d’apprécier la beauté et la richesse du terroir durant la saison des vendanges.
Ouvert d’esprit, le Monta Sunset Drive ouvrira ses portes aux autres modèles de Porsche à air (356, 914, 911), mais aussi aux VW coccinelles et dérivés (Combi, Karmann Gia, Buggy, Type 3 etc…) répartis sur plusieurs parkings thématiques le long de la plage. Les motos anciennes ainsi que les américaines seront les bienvenues.
Samedi soir nous nous organisons pour un rendez vous de dernière minute avec le 912 club le dimanche matin le 28 juin sur l’esplanade du château de Vincennes.
Petit à petit, on est rejoint par des personnes que l’on connaît et des autres pour repartir sur un road trip organisé par Manos…et piloté par Florent.
Après des déviations, des bouchons, et des ralentisseurs, des zones limitées à 30, pour le plus grand désarrois de Julien et Antoine , on trouve enfin notre rythme sur ce road trip.
Nous prenons des petites route d’île de France pour atterrir finalement à l’aérodrome de Coulommiers.
Petit pique nique improvisé dans le hangar de l’aérodrome privatisé par le maître des lieux qui nous fait voir sa petite collection privée : une Lamborghini countach superbe , un Hummer et une Porsche 996Targa.
En milieu d’après midi, après quelques photos, nous nous décidons à repartir sous un soleil de plomb. Chacun de son coté en attendant le prochain rendez vous du Club.
Entretien #4 – Alex – 34 ans – Ouvrier – Normandie – Porsche 912 Burgundy Red – 1969
« Certains disent qu’il ne dort jamais ». Voilà ce que dirait Jeremy Clarkson, le sulfureux ex-animateur de Top Gear, à propos de notre vedette du jour. Membre du 912Club depuis peu, il en est sans doute l’un des plus actifs. On pourrait même dire hyperactif. C’est par l’intermédiaire de sa page facebook et de son blog qu’il nous détaille quotidiennement la reconstruction de sa Porsche 912 de 1969 affectueusement sur-nomée « La Ferdinande ». Alors je me suis dit qu’il serait intéressant d’interviewer un homme qui ne roule pas encore en 912, mais qui, comme tant d’autres, est au coeur d’une guerre. Une guerre qu’il mène seul dans son garage. Une lutte sans merci. Un corps à corps épique au marteau, à la disqueuse, au chalumeau… une bataille entre l’homme et la machine où tous les coups seront permis afin de sauver cette 912 et lui redonner son lustre d’antan. Cet homme est un pourfendeur de choucroute, un exterminateur de rouille, un Terminator du sinto, l’Antéchrist de l’aile rongée, un maniaque de l’aéro-gommage, un Attila du Mig. Cet homme, c’est Alex.
Depuis combien de temps possèdes-tu une Porsche 912 ?
J’ai acheté la Ferdinande en janvier 2015.
Qu’est-ce qui t’as poussé à faire ce choix ?
J’ai toujours rêvé d’une Porsche depuis mon plus jeune âge. J’avais déjà refait une 2cv entre 16 et 18 ans, qui fût ma première voiture, et j’avais adoré cela. Après la naissance de ma fille, en février 2011, j’ai dû abandonner ma passion pour aquariophilie récifale qui me prenait beaucoup trop de temps (*Note : pour ceux qui ricanent, je vous invite à faire un tour sur sa page facebook et regarder l’album dédié au sujet, car on ne parle pas là d’un bocal pour Bubulle). Mais je suis une personne qui a besoin de bricoler, de bidouiller, etc… En octobre 2011, mon père m’a parlé d’une Cox sympa qui était à vendre à côté de chez lui. Il savait que j’aimais ce genre de défi et avec ma mère ils voyaient bien que je me faisais chier ! Ils achetèrent donc la voiture pour mon anniversaire, une 1303 de 1973, entièrement d’origine, et j’ai investi dans un Mig pour la soudure.
Comment as-tu acquis ces compétences en carrosserie et mécanique ?
Mon domaine de prédilection était la rénovation de maisons. Je n’y connaissais donc rien en carrosserie, mais j’avais envie d’apprendre. Je me baladais de forums en forums, je discutais et posais des questions. J’échangeais sur les divers modèles de Cox et leurs spécificités. Je découvrais tout un univers jusque-là inconnu. Je rencontrais des personnes formidables via ces forums qui me soutenaient et m’aidaient. Certaines deviendrons vite de très bons amis. C’est la rencontre avec Sly, mon peintre attitré, qui sera la clé de mes progrès. Sly est un maître dans la préparation de carrosserie et d’application de la peinture. Il est rapidement devenu mon mentor sur ce projet. Je soudais, je ponçais, il m’expliquait, me montrait, me reprenait et je progressais. J’ai préparé la voiture entièrement avant son départ en peinture. Son boss a été impressionné par le travail réalisé et moi j’étais l’homme le plus fier du monde !!!
Dans le même temps, j’ai refait un moteur 1776 via les conseils de L.C avec le carter origine. Il m’a fallu travailler deux mois, mais les résultats ont été au rendez-vous : la voiture roulait. Mais je n’ai pas été pas très emballé par la mécanique moteur. Après une année et demi de travail, j’ai fini par sortir une belle Cox « German look » slate grey, avec un train roulant de Porsche 944 phase 1 qui développait environ 100cv.
Je roulais, je me promenais. Avec Sly, nous sommes allé au Mans Classic. On y a retrouvé d’autres membres du forum. La voiture est même passée dans un magazine! Mais elle était finie. J’y avais investi beaucoup de neurones, de temps et d’argent. Je recommençais à m’ennuyer sévèrement. Rouler c’était bien, mais bricoler, c’était encore mieux !!
Je me suis remis à chercher des ėpaves de Porsche. C’en est suivi une grande discussion avec Madame et je décidais de me séparer, à contre coeur, de la Cox pour le rêve de gosse : une Porsche !!!
Comment s’est passé ta recherche ?
Avec mon budget, je pouvais prétendre à une 911 roulante avec des travaux. Mais comme je voulais tout démonter, inspecter et refaire, je ne trouvais rien d’intéressant. Les Classics me faisaient rêver, mais elles se faisaient très rares et très chères.
Au cours de mes recherches je suis tombé en arrêt sur la 912 qui reprend la ligne et le châssis des 911. C’était une découverte. Je me suis renseigné pendant deux mois via le net et les petites annonces, et j’ai fini par tomber sur le 912Club qui présentait un blog avec la restauration de « La Red » de Julien Borne. En cherchant au fond des posts du forum, je découvrais la sortie de grange qu’il avait effectué. J’ai lancé un post sur cette fameuse auto en demandant si elle est toujours disponible sans trop y croire. On m’a répondu le lendemain. Je suis passé voir la bête le vendredi et en ai pris possession le mercredi suivant. J’ai acheté la voiture complète, mais sans le moteur qui n’était pas matching.
Peux-tu nous en dire plus sur l’état de la voiture ?
La voiture est très malade. Elle a déjà subi des restaurations successives à coup de rustines et de choucroute. Il faut tout reprendre à zéro en découpant ce qui est gangréné (et il y en a beaucoup). J’apprends en regardant, en me renseignant et en faisant. Si ça ne marche pas, je vire tout et je recommence. Je veux que le travail soit nickel ! Je crois que je suis de la vieille école (lol).
A combien de temps estimes-tu la restauration de l’auto ? As-tu calculé un budget prévisionnel ?
Il est clair que la carrosserie va prendre plusieurs mois. Les pièces de reproduction Porsche coûtent très cher. J’investis donc dans du matériel de tôlerie pour gagner du temps et de l’argent. J’avoue aussi que j’adore ça ! Le but est d’être le plus autonome possible, en fabriquant un maximum de pièces de réparation. Quand je ne peux pas faire une pièce, parce qu’elle est trop complexe, je la donne à mon « retraité » qui fait de l’usinage avec sa vieille machine. Il me trouve aussi tous les roulements, les joints, le matériel électrique en direct fournisseur grâce à ses anciens contacts.
Je sors d’une filière scientifique pour atterrir je ne sais comment chez un pétrolier… Je fais des quarts ce qui me laisse beaucoup de temps libre. Je travaille en gros 160 jours par an, et le reste est consacré aux enfants, au bricolage de maison et maintenant à Ferdinande.
En ce qui concerne le budget, je l’estime entre 25 et 30.000 euros, dont environ 10.000 euros pour le moteur. Ce sera probablement un T1 2110cc ou un T4, rien n’est arrêté pour l’instant. Je voudrais disposer d’un moteur fiable de 110/130 cv. J’aurais déjà de quoi m’amuser !
Je ne suis pas du genre à faire les choses à moitié. Quand je décide d’y aller, je fonce ! En ce moment j’avance rapidement sur les travaux de tôlerie, mais je sais que je vais être vite limité par les finances au fur et à mesure de l’avancée du projet, en particulier lors de la construction du moteur qui sera un gros morceau.
Comment fantasmes-tu la voiture au final ? Outlaw ? Classic ?
Je suis toujours dans un trip « German Look » donc je penche plutôt pour une Outlaw, mais ce n’est pas encore bien défini.
La Ferdinande servira le week-end aux beaux jours. Je compte parcourir au maximum 4000 kms par an, comme la Cox. Elle ne roulera que par temps sec l’été et dormira l’hiver sous sa couverture dans le garage bien au chaud.
Que pense ta femme et ton entourage de cette folie ?
Madame préfère la Porsche à la Cox, question de lignes. Cela fait plus d’un mois qu’elle n’est pas rentrée dans mon garage, ma deuxième maison. Elle me laisse bricoler dans mon antre tant que je veux, du moment que la famille n’en souffre pas.
Les amis qui aiment les anciennes sont venus voir la Ferdinande. Les autres suivent via le blog. Ce n’est pas courant de voir une Porsche Classic et encore moins une 912. Cela reste une curiosité.
Quel est ton daily driver aujourd’hui ?
Mon daily est un poil à mazout Berlingot 1,6l très utile pour les enfants, et encore plus quand tu bricoles deux cent jours par an. C’est mon deuxième berlingot et je ne l’échangerai pour rien au monde. Il est bien pratique.
Un mot de conclusion ?
Après trois maisons rénovées et une voiture, me voici parmi vous. Ce n’est ni « La Yellow », ni « La Red ». Mais c’est MA « Ferdinande », MA Porche 912 de 69. Et je suis bien décidé à sortir une très belle Porsche.
On en doute pas un seul instant ! On te souhaite beaucoup de courage et on se donne RDV dans quelques mois pour voir rouler la bestiole.
Aujourd’hui, 23 octobre 2016, le moteur de la ferdinande demarre.
Il aura fallu,
1 ans, 8 mois et 17 jours,
Pour passer de stade de « barnfind » à celui d’une voiture roulante et finie, c’est juste un exploit!
Mais lors de l’entretien, nous savions qu’Alex ne rigolait pas en matière de restauration,
voici les photos des premiers tour de roues,
et celle d’un Porschiste Heureux.
Alex, 912 CLUB Member.
Un petit retour en arrière pour voir l’ampleur du travail.
Premières photos sous le soleil après la pose des nouvelles jantes et la réfection de la boite de vitesse, le rodage s’annonce cool!
Janvier sonne l’heure des bonnes résolutions. Résolution n°1 : Parler de 912. Résolution n°2 : Voir des 912. Résolution n°3 : Écrire des articles documentés sur la 912. Résolution n°4 : En faire plus souvent. Résolution n°5 : Appeler Emmanuel. Et c’est par un matin glacial que j’ai rendez-vous avec lui et sa 912 à Vincennes. Continuer la lecture de Les Entretiens 912 #3 – Emmanuel→
« Recently if you have not noted the price of the Porsche 911 vintages it has gone beyond the capability of mortal men to buy. However the increased value of the Porsche means that more people are now accepting the 912 as a Porsche family member. In a recently released video by Petrolicious the owner of a vintage 912 which has gone through slight modification talks about the coupe while it quickly measures the city streets and back roads of France. »
« There wasn’t much difference between the Porsche 911 and the 912 except for one crucial feature: the engine. While the 911 enjoyed a new air-cooled flat six, the 912 employed the air-cooled flat four used for so many years in the 356 to make it more affordable than the 911. As a result, enthusiasts traditionally haven’t viewed the 912 in as favorable light as the 911. But in 2014, as noted by Frenchman Julien Borne in this Petrolicious video(link is external), the 912 is coming into its own. »
« With buyers concerned about the high price of the original Porsche 911, the Stuttgart sports car manufacturer responded with the release of the Porsche 912 back in 1965. The car looked virtually the same as the 911, but had the old flat 4-cylinder engine found in the earlier Porsche 356. Despite its obvious weight advantages over the 911, the 912 has long been dismissed by rabid Porsche fans as an undesirable car – the “poor man’s 911” if you will. »