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les entretiens des membres du Club

Les Entretiens 912 #7 – DAVID

 Entretien 7 # –David – 38 ans- Forages pétroliers – Béarn / Ecosse –Porsche 912 – Champagne Yellow  –  3 compteurs-1966

David, c’est un peu notre encyclopédie technique vivante  au club, le wikipedia de la 912, le père Fourras de la pièce perdue, vous cherchez la vis qui est situé sur le shema 11 alinea 3 du plan de la voiture, un problème de synchronisation de carbus ou un soucis de richesse, il est la  et à la solution…on vous raconte aujourd’hui son histoire.

Comment as tu découvert la voiture ?

Pour la petite histoire : Je venais de changer de boite après dix ans à trimmer comme un âne aux quatre coins du monde.  Je me retrouve en Angola, dans des bureaux de ma nouvelle boite, ou je rencontre un (désormais) ami, qui avait eu le même parcours. Pour une raison dont personne ne se souvient, on en vient à discuter bagnoles (ça devait être après les résultats du foot et le 3e café). Là je lui dis que mon rêve de gosse est une 356 ou 911 classique, pas une SC ou une type G, non une vraie, les premières, mais que le prix est (déjà en ces jours) prohibitif. Une 914 peut être,…  Il s’avère que le type est un gourou de la VW, du split au T3 en passant par le 181 il a à peu près un modèle de chaque. Il me branche sur la 912, qu’il connait vaguement, avec me dit-il un moteur VW (Ignare à l’époque  :-)). Il n’en fallait pas plus pour me lancer.  Il me branche également sur un site qui m’est inconnu, the Samba, et me tuyaute sur les importateurs avec lesquels il a bossé pour importer ses VW depuis la Californie.

S’en sont suivis un paquet de nuits blanches à me documenter sur la voiture et à chercher le modèle de mes rêves… On parle de décembre 2012, la côte commençait juste à monter sans s’être pour autant déjà enflammée.

A quand remonte l’achat de cette Porsche 912 ?

Paulette AKA « la Champagne »  a été dénichée aux US en mai 2013 après plusieurs mois de recherche. On s’imagine facilement un type obsédé par la 912 depuis ce fameux jour de décembre. Un soir, j’étais tranquille avec mon épouse en train de me repasser pour la 50e fois de la soirée les annonces diverses en revue.  La, ma femme me dit : « si tu continues à les regarder comme ça sans jamais rien faire de plus il ne risque pas de se passer grand-chose ». Onde de choc, déglutissement, je lui demande juste si elle est bien consciente des conséquences, elle me dit que oui. L’aventure était lancée ! Je contact direct T-Fab rapport a trois merguez vues sur the samba. Le Type est pro, me les identifies rapidement comme telles, et me tuyaute sur une voiture saine et roulante dans ma bande de prix.  L’aventure « la champagne » était lancée.

Paulette Arrivait à Cuzorn mi-septembre et je la ramenai par la route dans le sud-ouest à la fin du même mois.

 

Quels travaux ont été nécessaires pour remettre l’auto sur la route ?

La voiture est très saine, il n y a donc rien eu à faire coté carrosserie. Coté mécanique et entretien, c’était une autre histoire.  J’avais fait faire une révision sommaire aux US pour passer le CT et être sûr de pouvoir faire la route entre Cuzorn et Pau. La voiture ne tournait pas trop mal à réception, et la route s’est plutôt bien passée, hormis un ralenti qui ne tenait pas après 200 bornes et quelques ratées. Le premier coup de fil a été pour la Californie, pour demander à T-Fab depuis combien de temps la voiture n’avait pas passé le 50MPH. « Depuis pas mal de temps je pense » a été la réponse. Ca a d’abord commencé par une synchro des carbus et  réglage des culbus, suivi par une réfection complète de l’allumage (bougies, faisceaux, bobine, rupteurs, régulateur, mise en place kit pertronix).

Le ralenti était toujours mauvais à chaud. Je me suis donc occupé de reconditionner l’allumeur. Je suis ensuite passé au réglage « fin » des carbus avec une Lambda, le coté moteur était terminé. La, premier gros essai dans mes coteaux béarnais, et premier gros pépin avec casse de la colonne de direction. Des sauvages avaient mixé des éléments de 67 avec du 66 sur la colonne et ça ne fait pas bon ménage (cannelures). Plus de peur que de mal, et j’en profite pour reconditionner ma crémaillère, passer en biellettes turbo, puis faire refaire un réglage de hauteur de caisse et un para car le tout est assez artisanal. Je réalise en même temps que la voiture a des moyeux en 32 qui ne sont pas compatibles avec les jantes en 6J qui équipent la voiture (d’où la colonne cassée) et décide de passer la garde au sol en config « 68/69 » avec entretoises avant et arrière.

Entre temps il y aura eu les classiques, avec réfection complète de la tringlerie de levier de vitesse, sécurisation électrique, reprise de quelques câblages, changement des contacteurs, remise en place du lave vitre, reprise du tableau de bord découpé a la scie sauteuse pour montage autoradio, les roulements arrière,…

Le dernier gros projet a été de ramener une boite 5 vitesses de 67 et de ré-étager légèrement la 5é avec une Z (au lieu du X) pour un Cruise un peu plus silencieux et économique sur les longues distances.

Rien donc de très grave hormis la crémaillère, mais beaucoup de détails négligés à fixer pour rendre l’auto fiable et agréable à conduire.

Comment est utilisée la voiture ?

La voiture est en France et je bosse en Ecosse. J’ai décidé de ne pas la ramener la haut à cause du climat, et surtout du sel qu’ils mettent sur les route entre début novembre et fin avril.  C’est donc mon Daily Driver quand je rentre 4-5 fois par an pour les vacances ou j’en profite à fond dans le piémont pyrénéen.

Qu’est-ce qui fait vibrer ta corde sensible avec la 912 ?

Que dire, le galbe ! La ligne ! Avec un très gros faible pour son postérieur :-). Ensuite, l’ambiance, les odeurs, la sonorité, entre les relents de graisse, d’huile chaude parfois légèrement soufrée quand ton joint spi de nez de boite fuite au passage de la 3é, le bruit des carbus quand tu passes le pied au plancher au-delà des 4000 tours…

Rien n’est aseptisé, c’est juste la conduite à l’état pur, ou tu peux dire exactement quel est l’état de la route, tout comme si ton roulement extérieur avant gauche commence à prendre du jeu.  Et puis au final, la tenue de route est assez incroyable pour un engin de 51 ans. Je reste toujours bluffé par l’avant-garde du design : châssis, freinage, tenue de route, nos 912 n’ont pas grand-chose à envier à un véhicule moderne, et si on compare aux véhicules du même âge, c’est quasiment sans commune mesure !

Quels sont tes souvenirs automobiles d’enfance ?

Pas très nombreux niveau expériences, mais avec un père motard qui faisait tout lui-même sur les voitures familiales et qui passait du temps devant auto moto, j’ai toujours été plus ou moins baigné dans l’amour des belles voitures ! Et puis une Renault 18 turbo (je me souviens encore bien du sifflement caractéristique du turbo et du coup de raquette) comme familiale, et quelques années plus tard un moment magique fin des années 80 où je suis monté à 200 dans la 911 d’un ami de la famille, scotché sur la banquette arrière. Le bruit, l’odeur,  la sonorité, je crois que c’est ça qui a du tout déclencher !

Quels autres véhicules as-tu ou as-tu possédé ?

Ma première voiture a été une Opel Corsa série A, 1L, 4 vitesses, bloc Isuzu parfaite pour apprendre la mécanique, les carbus, et l’avance à l’allumage ! Après ça, des routières âgées mais économiques et pratiques : Une XM, une Laguna nevada, un Fiat Multipla (Attention, pas n’importe laquelle, le Facelift !) et dernièrement une 307SW pour la France. J’ai donc autant de griefs contre Renault que PSA ! Mes caisses sont des utilitaires, et le principal est de pouvoir y fourrer tout autant les gosses que le chargement de gravats pour la déchetterie…  La plus fun: un Suzuki samouraï de 20 ans d’Age au Gabon qui nous emmenait partout et sur les spots de surf les plus remote. Ma muse du moment ici en Ecosse, c’une Mini Cooper S de 2006 (quand ma femme me laisse la conduire, c’est à dire pas souvent).

Quel est la réaction de l’entourage familial ou professionnel face à cette passion ?

La réaction a été plutôt bonne. Au boulot, on taffe offshore par choix en général, souvent celui de bosser comme des ânes mais de pouvoir se payer nos rêves! Pour citer Jeremy Clarkson, « Tu bosses pas dur toute ta vie pour te payer un Renault Kadjar ! » Ça n’a donc pas été un problème au contraire. Au niveau de la famille, ça a été simple : Mon père a été rallié en un coup de fil, et pour les autres,  j’entends encore le « depuis que t’as dix ans tu dis qu’un jour tu auras une Porsche, voilà qui est fait ». Après, il y a et il y aura toujours les jaloux qui me diront qu’il manque deux cylindres à ma 911. Ceux-là, j’attends toujours qu’ils me parlent de leur passion et qu’ils aillent s’éduquer un peu sur les origines de Porsche!

Es-tu prêt à t’en séparer ?

Même pas en rêve.

As-tu d’autres projets en cours ?

J’ai failli craquer sur une 914 il y a deux ans, très saine, mais pas mal amochée coté cockpit. Je vagabonde régulièrement de ce côté, mais j’ai les idées claires et les conditions sont nombreuses pour la perle rare : Outlaw elle sera, tangerine, flancs légèrement élargis, baby fuchs, base 2L de 73 en injection,…. Et surtout un prix raisonnable pour une voiture qui ne se décide pas (se décidera-t-elle un jour ?) à monter en côte.

A l’instant, entre deux rénovations dans mon pied à terre Béarnais, je suis en train de retaper le vieux Solex 5000 de la famille, Jaune bien sûr !

Meet the Boss, Magnus Walker!

 

 ©Entretiens 912 #7 avec David par Antoine Gaslais et Jeff pour le 912 club.

Novembre 2017.

Photos David/kasper Nybo

Merci à david pour avoir pris du temps à repondre à nos questions . 
Si vous voulez vous aussi partager votre passion, contactez Antoine à l’adresse suivante : antoine@912club.fr


 

les entretiens 912- #6 – Antoine

PORSCHE 912 © LAURENT NIVALLE

Entretien #6 – Antoine – 40 ans – Serigraphe – 64600 – France – Porsche 912 – Yellow Bahama – 1967

« … La couleur est folle, comme celle  d’une Cox ou d’un bus. Elle  fait sourire les gens. Toujours. »

Antoine Gaslais est le propriétaire d’une Porsche  912 de 1967 –  avec le quatre cylindres de  356 qui en font  un couple parfait pour la détente.IMG_5904

Antoine  est  sérigraphe , avec une expérience dans la publicité, de l’illustration, de la conception graphique et l’édition. À ce stade de sa vie, il est capable de  concentrer ses efforts sur ses activités artistiques.

Il y a quelques années, il a décidé de chercher sa Porsche 912.  Après près de cinq ans,  Antoine était enfin prêt,  il appelle son  ami  Julien pour  lui  dire …porsche-912-0

« Ecoute mec, j’ai fait quelque chose de stupide. J’ai acheté une voiture. »

« La voiture était propre et matching, moteur d’origine,  avait  pas mal roulé, et portait bien sa patine. Elle était  parfaite pour un passionné, pour un budget serré je pouvais prendre  le volant d’une automobile,  des années 60 ».1932486_10152267831191882_2117151416_n

Son ami Julien l’ a aidé à terminer la voiture, et le premier grand voyage qu’ il devait faire … eh bien, nous allons laisser Antoine  nous raconter l’histoire complète dans ce film.

Maintenant, il profite  de sa Porsche 912 Bahama Yellow de 67″ dit « la yellow« .

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« Ces jours-ci, je l’avoue, quand je suis dans la voiture, je ne regrette rien … » dit-il.

 

http://www.antoinegaslais.com/

 

Entretien réalisé par Petrolicious.

Accueil

http://petrolicious.com/this-porsche-912-is-perfectly-imperfect

Photos : Laurent Nivalle , Internet .

 

Les Entretiens 912 – #5 – Julien

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Entretien #5 -Julien -38 ans -Web designer/ freelance graphique – Paris/France – Porsche 912 Polo Red 1967

En 2012,  le père de Julien décède subitement. Cet événement tragique, qui survient quelques mois avant la naissance de sa fille, l’oblige à faire une pause et surtout faire le point sur sa vie, ses priorités & ses objectifs. Un épisode de réflexion qui finalement le conduit à se lancer dans le projet de restauration d’une  Porsche 912 de 1967.

Un projet un peu particulier, loin des schémas de restauration conventionnels, cette reconstruction se fera autour du concept de plaisir de conduite & de performance. Julien y appliquera ses goûts et sa créativité sans s’occuper vraiment de ce qui se fait dans le milieu mais en s’attachant à ne pas dénaturer la modèle.

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Julien a  été  impliqué dans la course Moto pendant des années, il n’était donc pas étranger au risque, mais sa décision de se déplacer dans cette vieille bâtisse inhabitée depuis longtemps  dans un village à la périphérie de Paris pour se consacrer à la reconstruction de Porsche classiques  semblait  invraisemblable.

Julien a depuis concentré ses énergies sur cette 912, modèle longtemps rejeté par les Puristes, lui refusant sa juste place dans la gamme & dans l’histoire de Porsche.demontage_RedOne-12

Cependant, comme Julien souligne, ce mouton noir commence à obtenir sa revanche, gagne lentement des adeptes pour son agilité  et son accessibilité par rapport à une époque où  la  911 n’était pas à  la portée de l’amateur moyen.

« Ce n’est pas une voiture pour se montrer, c’est une voiture pour en rouler. »

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Force est de constater qu’une « petite » Porsche 912,  qui a le même châssis que la 911, mais qui est muée par le moteur de la 356, est plus légère,  plus vivace. Son caractère & son charme n’ont rien à envie a sa consœur équipé du 6 cylindres mythique. Le « mouton noir » de l’époque tient en quelque sorte sa revanche, notamment grâce à cette resto/préparation de Julien.

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Voici d’ailleurs une vidéo sympa produite par le site américain Petrolicious.

Accueil

Photos : Matt Larson & Julien Borne .

Les Entretiens 912 #4 – Alex

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Entretien #4 – Alex – 34 ans – Ouvrier –  Normandie – Porsche 912 Burgundy Red – 1969

« Certains disent qu’il ne dort jamais ». Voilà ce que dirait Jeremy Clarkson, le sulfureux ex-animateur de Top Gear, à propos de notre vedette du jour. Membre du 912Club depuis peu, il en est sans doute l’un des plus actifs. On pourrait même dire hyperactif. C’est par l’intermédiaire de sa page facebook et de son blog qu’il nous détaille quotidiennement la reconstruction de sa Porsche 912 de 1969 affectueusement sur-nomée « La Ferdinande ». Alors je me suis dit qu’il serait intéressant d’interviewer un homme qui ne roule pas encore en 912, mais qui, comme tant d’autres, est au coeur d’une guerre. Une guerre qu’il mène seul dans son garage. Une lutte sans merci. Un corps à corps épique au marteau, à la disqueuse, au chalumeau… une bataille entre l’homme et la machine où tous les coups seront permis afin de sauver cette 912 et lui redonner son lustre d’antan. Cet homme est un pourfendeur de choucroute, un exterminateur de rouille, un Terminator du sinto, l’Antéchrist de l’aile rongée, un maniaque de l’aéro-gommage, un Attila du Mig. Cet homme, c’est Alex.

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Depuis combien de temps possèdes-tu une Porsche 912 ?
J’ai acheté la Ferdinande en janvier 2015.

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Qu’est-ce qui t’as poussé à faire ce choix ?
J’ai toujours rêvé d’une Porsche depuis mon plus jeune âge. J’avais déjà refait une 2cv entre 16 et 18 ans, qui fût ma première voiture, et j’avais adoré cela. Après la naissance de ma fille, en février 2011, j’ai dû abandonner ma passion pour aquariophilie récifale qui me prenait beaucoup trop de temps (*Note : pour ceux qui ricanent, je vous invite à faire un tour sur sa page facebook et regarder l’album dédié au sujet, car on ne parle pas là d’un bocal pour Bubulle). Mais je suis une personne qui a besoin de bricoler, de bidouiller, etc… En octobre 2011, mon père m’a parlé d’une Cox sympa qui était à vendre à côté de chez lui. Il savait que j’aimais ce genre de défi et avec ma mère ils voyaient bien que je me faisais chier ! Ils achetèrent donc la voiture pour mon anniversaire, une 1303 de 1973, entièrement d’origine, et j’ai investi dans un Mig pour la soudure.

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Comment as-tu acquis ces compétences en carrosserie et mécanique ?
Mon domaine de prédilection était la rénovation de maisons. Je n’y connaissais donc rien en carrosserie, mais j’avais envie d’apprendre. Je me baladais de forums en forums, je discutais et posais des questions. J’échangeais sur les divers modèles de Cox et leurs spécificités. Je découvrais tout un univers jusque-là inconnu. Je rencontrais des personnes formidables via ces forums qui me soutenaient et m’aidaient. Certaines deviendrons vite de très bons amis. C’est la rencontre avec Sly, mon peintre attitré, qui sera la clé de mes progrès. Sly est un maître dans la préparation de carrosserie et d’application de la peinture. Il est rapidement devenu mon mentor sur ce projet. Je soudais, je ponçais, il m’expliquait, me montrait, me reprenait et je progressais. J’ai préparé la voiture entièrement avant son départ en peinture. Son boss a été impressionné par le travail réalisé et moi j’étais l’homme le plus fier du monde !!!
Dans le même temps, j’ai refait un moteur 1776 via les conseils de L.C avec le carter origine. Il m’a fallu travailler deux mois, mais les résultats ont été au rendez-vous : la voiture roulait. Mais je n’ai pas été pas très emballé par la mécanique moteur. Après une année et demi de travail, j’ai fini par sortir une belle Cox « German look » slate grey, avec un train roulant de Porsche 944 phase 1 qui développait environ 100cv.
Je roulais, je me promenais. Avec Sly, nous sommes allé au Mans Classic. On y a retrouvé d’autres membres du forum. La voiture est même passée dans un magazine! Mais elle était finie. J’y avais investi beaucoup de neurones, de temps et d’argent. Je recommençais à m’ennuyer sévèrement. Rouler c’était bien, mais bricoler, c’était encore mieux !!
Je me suis remis à chercher des ėpaves de Porsche. C’en est suivi une grande discussion avec Madame et je décidais de me séparer, à contre coeur, de la Cox pour le rêve de gosse : une Porsche !!!

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Comment s’est passé ta recherche ?
Avec mon budget, je pouvais prétendre à une 911 roulante avec des travaux. Mais comme je voulais tout démonter, inspecter et refaire, je ne trouvais rien d’intéressant. Les Classics me faisaient rêver, mais elles se faisaient très rares et très chères.
Au cours de mes recherches je suis tombé en arrêt sur la 912 qui reprend la ligne et le châssis des 911. C’était une découverte. Je me suis renseigné pendant deux mois via le net et les petites annonces, et j’ai fini par tomber sur le 912Club qui présentait un blog avec la restauration de « La Red » de Julien Borne. En cherchant au fond des posts du forum, je découvrais la sortie de grange qu’il avait effectué. J’ai lancé un post sur cette fameuse auto en demandant si elle est toujours disponible sans trop y croire. On m’a répondu le lendemain. Je suis passé voir la bête le vendredi et en ai pris possession le mercredi suivant. J’ai acheté la voiture complète, mais sans le moteur qui n’était pas matching.
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Peux-tu nous en dire plus sur l’état de la voiture ?
La voiture est très malade. Elle a déjà subi des restaurations successives à coup de rustines et de choucroute. Il faut tout reprendre à zéro en découpant ce qui est gangréné (et il y en a beaucoup). J’apprends en regardant, en me renseignant et en faisant. Si ça ne marche pas, je vire tout et je recommence. Je veux que le travail soit nickel ! Je crois que je suis de la vieille école (lol).

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A combien de temps estimes-tu la restauration de l’auto ? As-tu calculé un budget prévisionnel  ?
Il est clair que la carrosserie va prendre plusieurs mois. Les pièces de reproduction Porsche coûtent très cher. J’investis donc dans du matériel de tôlerie pour gagner du temps et de l’argent. J’avoue aussi que j’adore ça ! Le but est d’être le plus autonome possible, en fabriquant un maximum de pièces de réparation. Quand je ne peux pas faire une pièce, parce qu’elle est trop complexe, je la donne à mon « retraité » qui fait de l’usinage avec sa vieille machine. Il me trouve aussi tous les roulements, les joints, le matériel électrique en direct fournisseur grâce à ses anciens contacts.
Je sors d’une filière scientifique pour atterrir je ne sais comment chez un pétrolier… Je fais des quarts ce qui me laisse beaucoup de temps libre. Je travaille en gros 160 jours par an, et le reste est consacré aux enfants, au bricolage de maison et maintenant à Ferdinande.
En ce qui concerne le budget, je l’estime entre 25 et 30.000 euros, dont environ 10.000 euros pour le moteur. Ce sera probablement un T1 2110cc ou un T4, rien n’est arrêté pour l’instant. Je voudrais disposer d’un moteur fiable de 110/130 cv. J’aurais déjà de quoi m’amuser !
Je ne suis pas du genre à faire les choses à moitié. Quand je décide d’y aller, je fonce ! En ce moment j’avance rapidement sur les travaux de tôlerie, mais je sais que je vais être vite limité par les finances au fur et à mesure de l’avancée du projet, en particulier lors de la construction du moteur qui sera un gros morceau.

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Comment fantasmes-tu la voiture au final ? Outlaw ? Classic ?
Je suis toujours dans un trip « German Look » donc je penche plutôt pour une Outlaw, mais ce n’est pas encore bien défini.
La Ferdinande servira le week-end aux beaux jours. Je compte parcourir au maximum 4000 kms par an, comme la Cox. Elle ne roulera que par temps sec l’été et dormira l’hiver sous sa couverture dans le garage bien au chaud.

Que pense ta femme et ton entourage de cette folie ?
Madame préfère la Porsche à la Cox, question de lignes. Cela fait plus d’un mois qu’elle n’est pas rentrée dans mon garage, ma deuxième maison. Elle me laisse bricoler dans mon antre tant que je veux, du moment que la famille n’en souffre pas.
Les amis qui aiment les anciennes sont venus voir la Ferdinande. Les autres suivent via le blog. Ce n’est pas courant de voir une Porsche Classic et encore moins une 912. Cela reste une curiosité.

Quel est ton daily driver aujourd’hui ?
Mon daily est un poil à mazout Berlingot 1,6l très utile pour les enfants, et encore plus quand tu bricoles deux cent jours par an. C’est mon deuxième berlingot et je ne l’échangerai pour rien au monde. Il est bien pratique.

Un mot de conclusion ?
Après trois maisons rénovées et une voiture, me voici parmi vous. Ce n’est ni « La Yellow », ni « La Red ». Mais c’est MA « Ferdinande », MA Porche 912 de 69. Et je suis bien décidé à sortir une très belle Porsche.

On en doute pas un seul instant ! On te souhaite beaucoup de courage et on se donne RDV dans quelques mois pour voir rouler la bestiole.


 

Aujourd’hui, 23 octobre 2016, le moteur  de la ferdinande demarre.

Il aura fallu,

1 ans, 8 mois et 17 jours,

 

Pour passer de stade de « barnfind » à celui d’une voiture roulante et finie, c’est juste un exploit!

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Mais lors de l’entretien, nous savions qu’Alex ne rigolait pas en matière de restauration,

voici les photos des premiers tour de roues,13394009_1113230905390376_8596507090907180738_n_snapseed

et celle d’un Porschiste Heureux.

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Alex, 912 CLUB Member.

Un petit retour en arrière pour  voir l’ampleur du travail.

Premières photos sous le soleil après la pose des nouvelles jantes et la réfection de la boite de vitesse, le rodage s’annonce cool!

 

Si vous voulez partager votre passion avec le 912Club, contactez Antoine à l’adresse suivante : antoine@912club.fr

© Entretien 912 #4 avec Alex par Antoine Gaslais pour le 912Club. Avril 2015. © photos Alex

Mise à jour octobre 2016.© Photos Alex

Les Entretiens 912 #3 – Emmanuel

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Entretien #3 – Emmanuel – 36 ans – Juriste – 93100 – France – Porsche 912 – Champagne Yellow – 1967

Janvier sonne l’heure des bonnes résolutions. Résolution n°1 : Parler de 912. Résolution n°2 : Voir des 912. Résolution n°3 : Écrire des articles documentés sur la 912. Résolution n°4 : En faire plus souvent. Résolution n°5 : Appeler Emmanuel.
 Et c’est par un matin glacial que j’ai rendez-vous avec lui et sa 912 à Vincennes. Continuer la lecture de Les Entretiens 912 #3 – Emmanuel

Les Entretiens 912 – #2 – Valentin

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Entretien #2 – Valentin – 26 ans – Informaticien – 37210 – France – Porsche 912 – Light Ivory – 1965

Valentin est l’heureux propriétaire d’une 912 première série de 1965. C’est sous un ciel bien capricieux qu’il nous a convié à une ballade à travers le vignoble de Vouvray dans la campagne Tourangelle. Continuer la lecture de Les Entretiens 912 – #2 – Valentin

Les Entretiens 912 #1 – Jean

Entretiens

Entretien #1 – Jean – 45 ans – Architecte – 77100 – France – Porsche 912 – Polo Red – 1967

Entretien avec Jean, propriétaire d’une 912 Polo Red de 1967. Jean n’est pas un inconnu au 912Club puisqu’il est de toutes le sorties. C’est dans le pays de Meaux et sous un soleil timide que nous nous sommes donné RDV pour quelques photos et une discussion amicale autour d’un café. Continuer la lecture de Les Entretiens 912 #1 – Jean